l'environnement et le développement
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Les gouvernements
Traité Climat Copenhague
Il faudra sans doute trois à six mois, voire une année supplémentaire pour s'entendre sur les détails d'un nouveau traité de lutte contre le réchauffement climatique, ont estimé jeudi des délégués européens à la réunion internationale de Barcelone sur l'environnement. Cette réunion de délégués de 175 pays, qui prend fin vendredi, est le dernier forum de discussions avant la conférence de Copenhague en décembre, au cours de laquelle doit être, théoriquement, trouvé un nouveau traité appelé à succéder au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.
Préciser la teneur d'un texte décidé dans les grandes lignes à Copenhague "devrait être fait le plus rapidement possible (...), dans les trois mois, six mois consécutifs", a estimé Artur Runge-Metzger, qui dirige la délégation de la Commission européenne.
Pour un responsable britannique présent à Barcelone, il faudra au moins six mois, et "dans l'idéal, pas plus d'un an", pour s'entendre sur les détails. Après Copenhague, la prochaine grande conférence des ministres de l'Environnement doit avoir lieu au Mexique en décembre 2010.
Les discussions pour s'entendre sur un nouveau pacte international censé suppléer au protocole de Kyoto se sont ouvertes à la conférence de Bali en décembre 2007. Les délégués s'étaient alors fixé un délai de deux ans pour s'entendre sur un nouveau texte.
Mais entre-temps, la récession a frappé de nombreux pays, sur tous les continents, et la nouvelle loi que préparent les membres du Congrès des Etats-Unis ne devrait pas être adoptée d'ici la conférence de Copenhague, même si, jeudi, une commission du Sénat s'est prononcée en faveur du projet de loi déposé par les démocrates sur la lutte contre le réchauffement climatique.
Cela signifie que les délégués américains ne pourront pas prendre d'engagements précis en matière de réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES). Or, les Etats-Unis sont le deuxième pollueur mondial, après la Chine.
John Ashe, président des négociations visant à trouver un prolongement au protocole de Kyoto, estime que les négociateurs devraient mettre la dernière touche à leurs tractations lors d'une réunion prévue à Bonn en mai, en cas de blocage à Copenhague.
"Cela s'est déjà produit par le passé, nous pouvons le refaire", a-t-il relevé.
Un responsable japonais, songeant au calendrier électoral américain, a déclaré que "s'il n'y a pas accord dans les six mois suivant Copenhague, cela se fera peut-être l'année suivante (2011), du fait des élections à mi-mandat aux Etats-Unis".
Un tiers des sièges du Sénat américain seront remis en jeu en novembre 2010.
Reuters 091106 Richard Cowan à Washington, version française Eric Faye
Alors qu'Al Gore déclare dans le site consacré à Copenhague 2009 qu'on ne peut plus attendre un an ; un tel report ne présage rien de bon pour nous tous, les habitants de cette planète. Les spécialistes en communication et en marketing d'entreprises prestigieuses ont malheureusement raison, les décideurs et industriels ont peur de ce sommet et ne savent encore quelles décisions prendre car les prévisions des impacts du réchauffement à très court terme font réfléchir sur les stratégies, nul endroit sur terre ne sera épargné d'une façon ou d'une autre... Ne rien faire, est-ce une solution ? Réagissez si vous voulez survivre et signez vous aussi la pétition sur ce site !

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