l'environnement et le développement
REFROIDISSEMENT A CAUSE DU RÉCHAUFFEMENT
Les courants marins

Le Gulf Stream
On a constaté, grâce à des prélèvements de glace en Antarctique, que le taux de CO2 dans l'atmosphère variait avec les températures.
Les activités humaines ont récemment porté le taux de CO2 dans l'atmosphère à 370 ppmv, niveau jamais atteint depuis un million d'années.
Ce taux augmente de manière accélérée et devient exponentiel, sans oublier le méthane, issu (très peu) de la digestion des ruminants et (énormément) des marais, estuaires, rizières et surtout aujourd'hui de la fonte du pergélisol ou permafrost qui est aussi un puissant gaz à effet de serre, qui augmente également rapidement. Nous savons déjà que la température a augmenté à la surface du globe ; et que par dilatation de l'eau qui se réchauffe et la fonte des glaces, le niveau des océans monte.
La fonte des glaciers continentaux ne peut induire de montée quantifiable des océans, mais sur l'Atlantique Nord, l'effet de serre est en train de faire fondre les immenses glaciers de l'Arctique et contribue à l'augmentation de la pluviométrie de l'Atlantique Nord. Ces deux phénomènes réunis sont à l'origine d'un apport d'eau douce sur cette région.
Si jamais ce dernier venait à être trop important, comme cela fut le cas au début de la dernière période glaciaire, alors le Gulf Stream pourrait disparaître. En effet, un important apport d'eau douce diminuerait les différences de densité de l'eau entre l'océan arctique et la mer de Norvège. Le lieu de plongée des eaux froides et salées se retrouverait au niveau des Açores ; et le Gulf Stream se replierait sur lui-même n'allant plus au-delà des Açores.
Le dernier refroidissement de ce type remonte à 8 200 ans environ, et l’étude des sédiments marins laisse penser que c’est bien un apport massif d'eau douce dans l'Atlantique nord qui aurait interrompu (ou fortement ralenti) la circulation océanique.
La plongée permanente du courant de dérive nord-Atlantique contribue à annuellement enfouir un milliard de tonnes environ de CO2 atmosphérique dissous dans les eaux de surface de l’Atlantique nord. Ce CO2 pouvant être piégé dans les couches profondes pour des siècles.
Si les courants marins ralentissent, les couches supérieures de la mer s’acidifieront plus rapidement et la mer pourrait moins absorber de CO2, voire en relarguer, et ainsi augmenter les taux atmosphériques de gaz à effet de serre, ce qui augmenterait la température de l’hémisphère nord, ainsi que la fonte des glaciers, et par la suite les apports des eaux douces dans l'Atlantique, ce qui ralentirait encore les courants en produisant un cercle vicieux auto-entretenu.
Par ailleurs, outre les phénomènes d'El Niño et La Niña, d'autres courants interviennent. Thierry Delcroix (Laboratoire d'étude en géophysique et océanographie spatiales) note que le Programme d'Études climatiques de l'océan Pacifique a constaté que les courants équatoriaux intermédiaires profonds (qui véhiculent environ 100 millions de m³ d'eau par seconde) - 300 à - 1200 mètres) avaient changé de sens en 2000.
Depuis quatre à cinq ans le ralentissement du GULF STREAM a été constaté, qu'il s'agisse des côtes espagnoles ou anglaises, ce ralentissement augmente d'année en année. En 2008, le ralentissement a été tel que même la belle saison estivale en fut refroidie et l'Europe du Nord, jusqu'ici sous l'influence bénéfique du réchauffement produit par le Gulf Stream a commencé à grelotter.
Certains scientifiques nous prédisent que, malgré le réchauffement climatique évident et global, le Nord de l'Europe pourrait bien devoir, en hiver, supporter une glaciation. Beaucoup des scientifiques qui travaillent avec PLANETFUTURE, étudient cette problématique de près, certains ont même déjà avancé des solutions pour redonner une certaine vigueur au Gulf Stream, nous ne manquerons pas de vous informer.
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